Publié le 25 février 2026 Mis à jour le 2 mars 2026

Mois de l'?galité UCA | Pour une université... LGBT-friendly !


?tre LGBT-friendly, c’est manifester de la bienveillance envers les personnes LGBTQIA+, que l’on soit directement concerné·e ou non par la question.

Pour mieux comprendre, quelques notions :

 

Les définitions entre guillemets citées ci-dessous sont issues du "Glossaire LGBTQI+", 2025, créé par la Chaire LGBTQI+ et la Mission ?galité-Diversité de l’Université Lyon 1, illustré par Laurier The Fox. 

Sexe, identité et expression de genre, sexualité ?
Sexe
Le sexe, ce sont les caractéristiques biologiques et physiologiques d’une personne.

?Selon les croyances collectives, il y aurait deux sexes distinctement séparés, m?le et femelle, avec des caractéristiques opposées : or il existe une grande pluralité d’anatomies et de possibilités !
Le sexe est défini par un ensemble de facteurs comme les organes génitaux (internes et externes), les gonades (ovaires / testicules...), les chromosomes (XX, X Y...), les hormones (androgènes / ?strogènes…) et les caractéristiques sexuées secondaires (poitrine, pilosité, etc.).
C’est sur la base de certains de ces indicateurs que l’on nous assigne un sexe à la naissance qui va déterminer notre état civil (l’état civil peut changer au cours de la vie, c’est le cas pour certaines personnes transgenres qui en font la démarche).
Ces variations sexuées sont plus fréquentes qu’on ne le pense. L’ensemble de la population peut en conna?tre. Les personnes dont les variations sont les plus éloignées de la norme sont considérées comme intersexes, elles représentent au moins 1,7 % de la population mondiale.?
Identité de genre
L’identité de genre, c’est le genre per?u intérieurement par une personne.

?L’identité de genre est l’expérience intérieure et personnelle que l’on a d’être une femme, un homme, une personne non-binaire, gender fluid, agenre, ou d’être à un autre point dans le continuum des genres.
L’identité de genre n’est pas forcément en adéquation avec le sexe assigné à la naissance. Pour les personnes transgenres, le sexe assigné à la naissance ne correspond pas à ce qui est attendu socialement en termes d’identité de genre.?
Expression de genre
L’expression de genre, c’est la fa?on dont notre genre est per?u par les autres.

?L’expression de genre, c’est un ensemble de caractères visibles pouvant amener à catégoriser une personne comme une femme, un homme, une personne non-binaire (corps, vêtements, maquillage, parfum, attitude, etc). Cela inclut également un prénom et des pronoms pour se définir (il/elle/iel, etc).
Certains codes sont bien connus : les gar?ons s’habillent en bleu, les filles en rose ; les gar?ons ont la voix grave, les filles la voix aigu?. Ce sont des stéréotypes qui ne reflètent pas forcément la réalité.?
Sexualité
La sexualité se définit par l’attirance, les pratiques et l’identification (ou orientation sexuelle).

?On imagine souvent un schéma unique : une attirance qui se traduit par des pratiques qui définissent automatiquement l’orientation sexuelle d’une personne. La réalité est bien plus complexe, toutes les combinaisons entre attirance / pratiques / identification sont possibles.
On dit aussi que la sexualité est FLUIDE, c’est-à-dire que la combinaison des 3 critères attirance / pratiques / identification qui nous ressemble le plus aujourd’hui n’est pas forcément la même que dans notre passé et évoluera peut-être dans le futur. Avancer en ?ge conduit souvent à se connaitre davantage ou découvrir de nouvelles facettes de soi.?
LGBTQIA+ ?

Le sigle LGBTQIA+ permet de désigner les personnes qui sortent des normes de sexe, de genre et/ou de sexualité. Elles ont chacune un vécu et des expériences différentes.

L pour Lesbienne
?Femmes qui peuvent avoir du désir et/ou éprouver des sentiments envers les personnes de la même identité de genre (femmes).?
G pour Gay
?Hommes qui peuvent avoir du désir et/ou éprouver des sentiments envers les personnes de la même identité de genre (hommes).?
B pour Bisexuel·le
?Personnes qui peuvent avoir du désir et/ou éprouver des sentiments amoureux pour plus d’une identité de genre.?
T pour Transgenre ou Trans
?Personnes dont le genre n’est pas en adéquation avec le sexe qui leur a été assigné à la naissance.?
Le terme ? transsexuel·le ? est à bannir de son vocabulaire, il renvoie en effet à une pathologisation des personnes transgenres.
Q pour Queer
?Personnes qui s’éloignent ou ne correspondent pas aux normes de sexualité ou aux normes binaires de genre.?
I pour Intersexe
??tre intersexe c’est faire l’expérience d’être né·e et/ou de grandir avec des caractéristiques sexuées qui sortent des catégories masculin/féminin.?
A pour Asexuel·le et Aromantique
?L’asexualité se caractérise par l’absence ou la faible présence d’attirance sexuelle pour d’autres personnes.
Les personnes aromantiques peuvent, elles, exprimer un désir et avoir des pratiques sexuelles sans jamais ou rarement éprouver de sentiments et de gestes amoureux.?
+ pour
?Toutes les personnes qui ne sont pas hétérosexuelles, pas cisgenres, pas dyadiques et qui ne se reconnaissent pas dans les termes cités précédemment.?
Une "norme" discriminante ?

En oppositions aux termes ci-dessus, il y a une norme sociale très forte :

Hétérosexuel·le
?Personnes qui peuvent avoir du désir et/ou éprouver des sentiments amoureux pour des personnes de la catégorie de genre opposée. (homme/femme).?
Cisgenre
?Terme antonyme de transgenre. Si l’identité de genre correspond à la catégorie de sexe qui a été assignée à la naissance, la personne est cisgenre. Par exemple : on m’a assigné un sexe masculin à la naissance et je me considère être un homme, je suis cisgenre.?
Dyadique
?Antonyme d’intersexe. Définit une personne qui na?t et grandit avec des caractéristiques sexuées typiquement masculines ou féminines.?

Or, le problème avec la définition d’une norme, c’est qu’elle peut mener à des discriminations et des violences pour les personnes qui ne correspondent pas aux critères établis.
LGBTQIA+phobies
?Toutes attitudes négatives envers les personnes LGBTQI+. Elles se traduisent par de l’exclusion, par des injures verbales ou écrites, des moqueries, blagues, du harcèlement et des discriminations intentionnelles ou non. Les LGBTQI+phobies s’expriment aussi par des violences physiques, jusqu’au viol voire au meurtre et génocide. Le groupe LGBTQIA+ étant un groupe non homogène en raison du sexe et du genre (par exemple les femmes lesbiennes subissent une double sanction sociale entre le sexisme et la lesbophobie), il convient de différencier gayphobies, lesbophobies, bi-phobies, transphobies, queerphobies, intersexophobies et de ne pas omettre leurs entrecroisements avec les rapports sociaux de classe, origines, handicap, ?ge. ?
Le croisement des discriminations, c’est ce que l’on appelle l’intersectionnalité.

Pour mieux identifier, quelques chiffres :

 

Sources : Ministère, Observatoire de inégalités, Ipsos
 

10% des fran?ais·e affirment s’identifier comme LGBTQIA+. C’est 17% pour la Gen Z (personnes nées à la fin des années 90). [2024]
64 pays sur 193 interdisent l’homosexualité. 12 la punissent de peine de mort. [2025]
Depuis 2016, les actes ? anti-LGBT+ ? enregistrés ont fortement augmenté : +129% pour les crimes et délits et +115% pour les contraventions. [2024]
Les personnes homosexuelles ont en moyenne un risque de suicide 4 fois plus élevé que l’ensemble de la population. C’est 7 fois plus pour les personnes trans. [2019]

Pour mieux agir, à l’UCA :

Charte d’Engagement LGBTQIA+

En avril 2025, l’Université Clermont Auvergne a signé la ? Charte d’Engagement LGBTQIA+ de l’Enseignement Supérieur ? de l’Autre Cercle11 universités fran?aises sont signataires de cette charte.

Avec ce document, l’établissement s’engage autour de quatre axes clés :

  • 1. Créer un environnement inclusif pour le personnel, les enseignant·es et les étudiant·es LGBTQIA+.
  • 2. Veiller à une égalité de droit et de traitement quelle que soit l’orientation sexuelle ou l’identité de genre.
  • 3. Soutenir le personnel, les enseignant·es et les étudiant·es victimes de propos ou d’actes discriminatoires.
  • 4. Mesurer les avancées et partager les bonnes pratiques pour faire évoluer l’environnement professionnel et le cadre d’études dans l’enseignement supérieur.

A l’UCA, un groupe de travail, porté par le Comité ?galité et lutte contre les discriminations, a permis d’identifier des actions clés et de définir un calendrier.

Victime ou témoin ? Vous n’êtes pas seul·e
A l’Université Clermont Auvergne, une cellule d’écoute :
#Réagir UCA
La plateforme en ligne #Réagir UCA vous permet de signaler et/ou être accompagné·e face à des actes de violence, de souffrance au travail, de discrimination, de harcèlement et violences sexistes et sexuelles, dont vous avez été victime ou dont vous avez été témoin, quel que soit votre statut à l’université.
A Clermont-Ferrand, des associations avec des permanences :
QUEER Auvergne [en savoir plus]
OST Clermont | Organisation de Solidarité Trans de Clermont-Ferrand [en savoir plus]
Au niveau national, des lignes d’écoute et d’aide aux victimes d’actes anti LGBTQIA+ :
SOS homophobie : 01 48 06 42 41 | Chat’écoute : https://www.sos-homophobie.org/chat
Le Refuge : 06 31 59 69 50
STOP homophobie : 07 71 80 08 71

Pour aller plus loin, quelques ressources :

Guides
  • ? Glossaire LGBTQI+ ?, Chaire LGBTQI+ et Mission ?galité-Diversité de l’Université Lyon 1, Laurier The Fox, 2025, 13 p. [consulter en ligne]
  • ? Lutter contre la haine et les discriminations anti-LGBT+ dans l’enseignement supérieur et la recherche ?, Ministère de l’ESR, 2021, 48 p. [consulter en ligne]
  • ? LGBTI+phobies & Enseignement Supérieur et Recherche – Fiches Ressources ?, Coop Egal, 2025, 3 p. [consulter en ligne]
Webinaire
  • ? De l'université au monde du travail : comment agir pour l'inclusion des personnes LGBTQIA+ ? ?, Université de Lorraine, Association fran?aise des managers de la diversité, 2021, 1h30, YouTube, [regarder en ligne]
Cours en ligne
Quizz
Vidéos
  • ? LGBTQIA+ : 4 minutes pour comprendre ?, Université de Montpellier, 2025, 4 min., YouTube [regarder en ligne]
  • ? LGBTIQuoi ? Haine, homophobie ou ignorance ? | Fais pas genre – Ep. 6 ?, RTS - Radio Télévision Suisse, 2023, 10 min., YouTube [regarder en ligne]
  • ? Comment réagir en tant que témoin direct : les 5 D ?, Coop Egal, 2023, 2 min., YouTube [regarder en ligne]
Podcasts
  • ? Les transidentités, racontées par les trans ?, Perrine KERVRAN, La Série Documentaire (LSD), Radio France, 2018, 4 épisodes de 55 min. [écouter en ligne]
  • ? Pédés : réinventer le monde ?, Camille DESOMBRE, La Série Documentaire (LSD), Radio France, 2024, 4 épisodes de 59 min. [écouter en ligne]
  • ? Dernières nouvelles du sexe : 20 ans d’évolution des sexualités ?, Sonia KRONLUND, Radio France, 2024, 15 épisodes de 30 min. [écouter en ligne]